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L’histoire :
Elle démarre en 1985 alors qu’Edward Blake, dit le Comédien, est assassiné. Agent numéro un du gouvernement américain depuis quarante ans, il est aussi un ancien membre des Gardiens. Un de ses ex-partenaires, Rorschach, détective psychotique, soupçonne une conspiration. Il  tente de convaincre les anciens membres qu’un « tueur de masques » est après eux.

Arrow Ainsi au court de 12 chapitres au montage fabuleux, les pièces du puzzle vont se mettre en place au travers d’une traque palpitante. Les interactions avec les uns et les autres vont être mises à jour. Psychologie, faiblesses, vices, peurs, à chaque héros sa croix. Et dans ce chassé croisé où politique et fiction s’emmêlent inexorablement, nos héros de tenter de comprendre la situation, d’appréhender un avenir incertain et si possible d’éviter une apocalyptique issue.
Tout comme Batman, tous ces héros costumés (à l’exception du Dr Manhattan, qui se téléportera sur Mars) n’ont aucun pouvoir. A l’instar des super-héros des comics de leur enfance, chacun, d’abord de façon isolée, a pris le parti de rendre justice en s’affublant d’un costume qui devait masquer leur identité. Puis, afin que leurs actions soient mieux portées, ils décidèrent de se réunir en un groupe de vengeurs masqués les Minutemen. Ils agirent ainsi jusqu’en 1977, date à laquelle le gouvernement leur ordonna de se mettre à sa disposition ou de dissoudre totalement leur organisation.
Paru six mois après l’incontournable Batman, the dark knight returns de Frank Miller, Watchmen récidive avec des super-héros vieillissants, aux états d’âme malmenés et aux introspections douloureuses. Alan Moore y aborde également le thème du pouvoir et nous régale de métaphores et de jeux de mots subtiles pendant que Gibbons honore le scénario d’un découpage et de planches extraordinaires. D’abord publié en une douzaine de fascicules mensuels, le cycle des Watchmen, disponible désormais en œuvre intégrale (en France chez Delcourt), peut être qualifié de roman graphique (graphic novel).

 

   


Arrow L’histoire de Jonathan Osterman et de sa téléportation sur Mars est décrite dans les chapitres 3, 4 et 9.

Diplômé en physique nucléaire, il intègre le laboratoire de recherche de la base de Gila Flats. Mais un jour de l’année 1959, alors qu’il a oublié sa blouse dans une chambre d’essai, il s’y retrouve malencontreusement enfermé. La pièce, préparée pour une expérience qui doit avoir lieu dans l’après-midi, s’est verrouillée et les mécanismes se déclenchent automatiquement. Jonathan Osterman est mis en pièce, bombardé par des canons à particules. Alors qu’il est déclaré mort, son corps se régénère quelques mois plus tard d’abord sous forme de prisme, puis de système circulatoire, puis de squelette et enfin sous l’apparence d’un corps bleuté par les ultraviolets. Il devient le Dr Manhattan, seul membre des Minutemen à posséder un superpouvoir : celui de maîtriser la structure atomique lui permettant entre autre de dissocier les particules de son corps pour le remodeler ou se téléporter.

Accusé de provoquer le cancer chez ses proches, il s’exile sur la planète Mars. C’est là qu’il se remémore son passé et que l’on découvre ce qui l’a transformé. Plus tard (chapitre 9), il y revient avec Laurie, un autre membre des Minutemen. Celle-là manquera de mourir étouffée par le manque d’air avant qu’il réagisse à sa négligence en lui créant une poche d’air autour de son corps.

Laurie découvre alors une gigantesque horlogerie que Jon a créée sur la planète rouge. Un mécanisme incroyable symbole du temps, celui qui s’écoule inexorablement vers la fin de l’humanité. Car le Dr Manhattan tient entre ses mains le sort de la Terre. Il faudra de longs échanges et le survol de la planète pour que Laurie convainque Jon de l’importance de la vie.

Happy Face : source@nirgal.net

Ainsi, du pôle sud à
Olympus Mons, de Valles Marineris à Argyre Planitia, la visualisation de Mars se termine par un zoom arrière révélant un des célèbres visages de Mars (que Gibbons stylise sous la forme d’un smiley*) et enfin avec la vue de Mars dans sa globalité, accompagnée d’un de ses satellites : Phobos.


*Il s'agit du cratère Galle (215 km de diamètre) situé à l'est d'Argyre Planitia. Photographié lors de la mission Viking Orbiter. Il est appelé plus communément Happy Face.  Voir photo ci-jointe.

Descriptions martiennes

Dans le ciel martien : la comète de Haley, Andromède, supernova découverte par Ernest Hartwig en 1885, pluie de météorites.
Mars : planète déserte, silencieuse. Sable rosé. Canyons, volcans. Des marches gigantesques, hautes de trente mètres, érodées par le vent et la poussière.
Olympus Mons : « Un volcan large comme le Missouri, au sommet haut de vingt-trois kilomètres, transperçant même la couche atmosphérique. »
Valles Marineris : Elle s’étend sur plus de quatre mille cinq cents kilomètres, de sorte qu’une extrémité connaît le jour tandis que l’autre endure la nuit. Les différences de températures engendrent des vents assourdissants qui balayent des océans de brume le long d’un ravin profond de 6 km.
Habitant : pas un seul micro-organisme
Histoire : des volcans ont élevé la température du permafrost pour en faire des geysers bouillonnants. Le sol éclata lorsque la glace souterraine fondit, libérant des torrents d’eau qui formèrent de vastes rivières à présent asséchées.



Watchmen  (1986) Alan Moore (s) et Dave Gibbons (d) John Higgins (c)
(Côte martienne Like a Star @ heavenLike a Star @ heavenLike a Star @ heaven)
(Côte plaisir )

Copyright © Culture Martienne 2008-2013

Tag(s) : #COTE MARTIENNE XXX

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