Koko the Clown - A Trip to Mars (1924) Max & Dave Fleischer

Publié le par Erwelyn

Koko the Clown - A Trip to Mars (1924) Max &Dave FleischerL'histoire
Au détour d'un paysage de campagne Koko tombe sur un mystérieux masque. Mais à quoi peut-il bien servir ? Son créateur qui est un féru d'astronomie a décidé de l'envoyer sur la Lune avec une fusée ZR2. Mais Koko n'est pas d'accord. Il essaye de s'enfuir en sautant du bureau de Fleischer et place sous la chaise du dessinateur une bouteille de TNT. Le problème c'est que Fleischer l'a vu, l'attrape et le met dans la fusée. Alors que la mèche de l'explosif continue de se consumer, Koko, lui est déjà dans l'espace. Il tente une sortie à califourchon sur le projectile. Ce dernier va trop vite et au lieu de s'arrêter sur la Lune, il atterrit sur Mars le clown rencontre quelques martiens. Koko cherche à fuir dans le métro. Là il découvrir toutes sortes de races martiennes. A ce moment là, la bombe explose et le créateur qui observait de sa lunette Koko sur Mars est projeté lui aussi dans l'espace.  Il atterrit dans un taxi que Koko emprunte à la sortie du métro. Mais le véhicule s'emballe et expulsent les deux occupants à nouveau dans l'espace. De retour sur terre, Fleischer se dépêche de renfermer Koko dans son encrier.

Max et Dave Fleischer sont des pionniers de l'animation. Ils ont notamment déposé et perfectionné la technique de ce qu'ils ont appelé le Rotoscope. Un procédé qui consiste à reproduire, de manière réaliste et dynamique, les mouvements de sujets, filmés en prises de vue réelles, intégrés ensuite dans des séquences animées.
C'est pour leur série Out of The Inkwell qu'ils ont eu recours à cette technique. Ces animations content les aventures de Koko le clown qui, à chaque épisode, sort de son encrier pour découvrir le monde extérieur que ce personnage farceur et maladroit a toujours du mal à appréhender. A trip to Mars est le 7e et dernier épisode de la série.
A  noter que la société de production Gebeka dont les films s'adressent au jeune public, forts des succès de Kirikou ou de Mon voisin Totoro (et une multitude d'autres trésors) ont sorti une rétrospective des sept histoires de Koko dont voici l'affiche.

Autre court-métrage martien de Max Fleischer : Hello Mars (Cartoon de 1920)

1924-koko-affiche
Descriptions martiennes

Mars : multiples cratères
Martiens : Enormément de races différentes. Certaines humanoïdes avec des pieds de bouc ou des pieds palmés et de longues oreilles pointues. Certains avec des têtes de souris ou d'oiseau. Des créatures à pinces, des poissons. Certains sont des brutes préhistoriques, d'autres en ville sont bien habillés et visiblement cultivés puisqu'ils lisent le journal.
Ville : il y a quelques maisons et un métro. Un service de taxis robotisés. Des routes.


1924 Koko le clown : A trip to Mars Max & Dave Fleischer USA [N/B - muet - 6mn]
(Côte martienne Like a Star @ heavenLike a Star @ heaven) (Côte plaisir Côte plaisir Côte plaisir)

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Bon film !


 

Publié dans COTE MARTIENNE XX

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Trapard 25/12/2013 03:25


Avec un peu de retard, et puisque j'ai vu, il y a quelques mois seulement, le long-métrage des frères Fleicher, LES VOYAGES DE GULLIVER..je me demande s'ils n'ont pas utilisé le fameux procédé de
la rotoscopie pour les mouvements de Gulliver. Ses déplacements sont très décalés, plus lents et plus souples que ceux des Lilliiputiens, lorsqu'il marche ou lorsqu'il s'agite au moment où il est
attaché au sol...

Trapard 04/12/2013 09:50


Finalement, en y réflechissant, je me dis que la rotoscopie devait être assez simple à réaliser en 1915 (mais extrêment longue), puisque dès 1898-1899, des réalisateurs comme Méliès et Segundo de
Chomon coloriaient déjà à la main leurs images (24 images pour une seconde donc il vallait mieux que les films soient courts...). Du coup, je pense que dessiner des personnages sur la pellicule
devait se faire sur le même principe, et la rotoscopie devait en être une variante, en reprenant le contours des comédiens et en les grimant au marqueur (mais toujours image par image) de manière
qu'ils n'aient plus l'air d'humains pour les spectateurs. Et le procédé devait rendre l'animation des personnages encore plus réelle, et les spectaurs n'en voyaient sûrement pas la supercherie
(le mot est un peu fort puisqu'il est question de spectacle et que la base du cinéma de fiction vient des prestidigitateurs).

Trapard 04/12/2013 09:36


Erratum : lorsque j'écris "et que tu sélectionnes l'option "retouches", tu verras qu'il existe un film nommé "dessin animé".


Je voulais parler d'un "filtre" bien sûr, sinon mon propos est incompréhesible.

Trapard 04/12/2013 09:29


Coucou, j'ai fait quelques recherches sur le Rotoscope, et la rotoscopie est une technique bien particulière apparement dans l'animation, si tu lis ce lien de wikipedia


http://fr.wikipedia.org/wiki/Rotoscopie


Cela me fait bien penser au SEIGNEUR DES ANNEAUX de Ralph Bakshi, ainsi qu'à son autre film d'animation TYGRA LA GLACE ET LE FEU, ou à des films plus récents comme AVALON ou RENAISSANCE qui ont,
pour chacun d'eux un graphisme très différent, mais tout en se calquant sur des contours humains réels en mouvements.


Donc Dave et Max Fleischer ne sont pas forcément des opportunistes, mais plutôt des continuateurs d'une technique d'animation que l'on ne voit pas dans ce KOKO LE CLOW SUR MARS mais sûrement dans
des films que je ne connais pas. Dans ce KOKO, Dave Fleischer revient simplement sur le procédé de mélange d'humains et d'images d'animations que l'on trouvait déjà chez J.S. Blackton.


Après le cinéma a mis plus d'un siècle de partiques et d'expériences scientifiques et mécaniques pour devenir le Cinématographe des frères Lumières, qui est une invention brevetée qui n'est que
la prolongation d'un nombre incroyable d'autres inventions brevetées réalisées à partir de la photographie en mouvement (comme celle de Muybridge). En tant que spectateurs de la Magie du cinéma,
on oublie trop vite, que s'il n'y avait pas la mécanique, l'optique, l'électronique, l'informatique etc...on ne serait pas affalés dans nos fauteils en quête d'imaginaire :D Sans parler du
langage de l'image filmique qui a 120 ans de pratique pour trouver une manière, toujours en évolution, de nous faire croire à ce que l'on voit (cf l'histoire de la publicité et de la propagande
politique).


Non, du coup, ton article et tes sources sembles justes au sujet de la rotoscopie et du brevet des Fleischer. Par contre, je ne pense pas que Roger Rabbit soit vraiment de la rotoscopie dans ce
cas, mais plutot des images animées à la manière de celles des Merry Melodies de la Warner Bros (Bugs Bunny, Daffy Duck...) qui ont été incrustées dans des images filmées. Là, je ne connais pas
le principe au cinéma, mais en numérique, je connais de jeunes réalisateurs qui maîtrisent parfaitement le logiciel photoshop et qui découpent puis réinserrent des images de dessins animés ou de
jeux vidéo dans des court-métrages où ils se mettent eux-mêmes en scène.


Sur certains logiciels de montage, il existe des retouches d'images qui peuvent donner l'allure d'un dessin animé à un comédien, mais c'est un effet très basique. Et si tu postes une vidéo sur
youtube, et que tu sélectionnes l'option "retouches", tu verras qu'il existe un film nommé "dessin animé" et tu peux réaliser ainsi, mais très très sommairement, quelque chose qui pourrait, plus
ou moins ressembler au principe de la rotoscopie. 1915-2013, ça fait déjà une belle écart dans le temps pour se faire larguer quand on est cinéphile :D


Bonne journée.

Trapard 03/12/2013 18:22


Voila le commentaire que je t'avais fait au sujet du film de 1910 et qui n'est pas encore visible sur le blog (sauf pour moi et Hervé/Morbius) (Hervé-Herveline ?). Lorsque Morbius le débloquera,
toi tu seras sûrment couchée, donc je le partage ici avant, car vu le roman que j'ai fait, ça te fera de la lecture pour quelques bonnes minutes :-)


 


Ah ok ! Au temps pour moi !


http://erwelyn.over-blog.com/article-a-trip-to-mars-1910-ashley-miller-120346658.html


Tu veux parler de Ashley Miller qui serait le potentiel réalisateur de A TRIP TO MARS.
Écoute, c’est peut-être moi qui fait erreur. Quand tu écris « Au générique seul Edison apparait et on sait que ce dernier réalisait quelquefois lui-même ses films ou faisait appel à des
anonymes. », tu as raison, puisqu’au début du cinématographe, le réalisateur n’avait pas de réelle importance. Les frères Lumière sont les auteurs d’un nombre incalculables de films qu’on
leur attribue, mais ils étaient surtout inventeurs d’une invention brevetées qui faisait tourner une mini-industrie du spectacle à but lucratif. Donc ils payaient ce qu’ils appelaient des
« opérateurs de prises de vue » et qui étaient des photographes à la base. Mais ces personnes n’étaient pas forcément crédités, d’autant que ces films d’une minute (ou 50 secondes, une
durée qui venait de la taille des toutes premières bobines), n’avaient pas de génériques. Mais les opérateurs étaient sous contrats et rétribués financièrement. Je pense que ce sont les factures
de l’époque qui font aujourd’hui offices de preuves. Ces « opérateurs » tournaient dans le monde entier, et je pense que l’on ne retient aujourd’hui que le nom d’Alexandre Promio,
parcequ’il a inventé par hasard le fameux travelling, en filmant d’une gondole en déplacement les façades de Venise.


Voici le lien wikipedia sur Alexandre Promio, mais la personne qui a complété cette page n’a pas du tout fait référence à cette invention accidentelle. Mais elle est véridique, et elle m’a été
enseignée en cours d’audiovisuel, et elle m’a été confirmée dans un documentaire sur l’invention des frères Lumière et leur manière de travailler avec leurs opérateurs.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Promio


L’anecdote de Georges Méliès filmant une rue, et sa bobine s’enrayant au passage d’un carrosse et refonctionnant au passage d’un corbillard (ou l’inverse) est nettement plus connue, puisqu’elle
est la base d’un des effet spéciaux les plus connus inventés par Méliès (apparition-disparition ou transformation d’un objet ou individu en un autre…).


Tout ça pour dire, que Méliès étant français, s’est fait connaître assez vite en tant qu’artiste parisien (Paris sera toujours Paris la la li la la…), tandis que les USA aux fondements plus
capitalistes sont restés sur l’idée de business des frères Lumières. Et c’est le cas d’Edison évidemment qui était un réel homme d’affaires, tandis que Méliès beaucoup moins (d’où le fait qu’il
se soit fait avoir).


Mais du coup, tu as sûrement raison concernant Ashley Miller puisque, comme tu le dis, imdb le crédite comme réalisateur du film. Après, depuis tout ce temps…Je ne saurais dire si ça peut se
vérifier.
http://www.imdb.com/name/nm0587929/


Sinon, je ne savais pas du tout qu’Edwin S. Porter avait tourné un potentiel film de SF. Je connais surtout (et même par coeur plan par plan) son western THE GREAT TRAIN ROBBERY (1903) qui est le
tout premier western de l’histoire du cinéma.


Sinon, pour le reste, il me semble que nos deux articles s’accordent.

Erwelyn 03/12/2013 18:35



Pour nos lecteurs, ce commentaire de Trapard fait écho à son article sur A
trip to Mars sur son blog Les échos d'Altaïr, dans lequel il évoque aussi Koko le Clown. je vous invite à lire son article pour apprécier encore mieux l'échange.