La vitre couleur fraise / The strawberry window (1955) Ray Bradbury

Publié le par Erwelyn

La vitre couleur fraise (1955) Ray BradburyL'histoire
La famille Prentiss - Robert, Carrie et leurs deux fils - se sont installés depuis un an sur Mars dans le lieu-dit Tolède-la-Neuve. Ils participent à la colonisation de la planète en construisant des chalets préfabriqués. Mais Carrie s'ennuie de la Terre et voudrait y retourner. Et Bob a dépensé toutes leurs économies. Ils n'ont plus de quoi y retourner. En faisant quoi me direz-vous ? Il a fait rapatrier de la Terre tout ce qui constituait leur vie passée : il a fait importer l'ensemble de leur maison restée sur Terre, y compris la porte d'entrée avec ses petits carreaux en verre de couleur. Mars prend immédiatement une teinte moins hostile au travers de la vitre couleur fraise.

On connaît la fascination de Ray Bradbury pour Mars. Il l'a magnifiquement encensée au travers des nouvelles qui constituent ses Chroniques martiennes. Mais d'autres textes, éparses, se réclament de ce thème. Quelques fois très anecdotiques comme Le cadeau, parfois plus métaphorique comme ici.
Mars apparaît comme la planète à coloniser à priori pour le seul et unique profit financier. Du moins c'est ce que les porteurs de projets vendent aux colons pour les inciter à s'installer. Mais Robert a une vision plus grande. Il prend de la hauteur et Mars devient un enjeu bien plus grandiose. Elle devient le premier pas vers une expansion intergalactique de l'Humanité qui lui apparaît comme une nécessité absolue. Un jour le Soleil explosera, la Terre avec, et Mars peut-être aussi et d'autres planètes. L'Homme doit donc d'ores et déjà amorcer sa survie. Il y a incontestablement une vision optimiste qui vise à montrer que l'Homme saura toujours avancer, rebondir et que sa fin n'est en aucun cas programmée.
Et si la seule chose qui motive sa femme à rentrer sur Terre est sa maison, alors, leur maison viendra à eux, car il est convaincu de faire partie d'une machine en mouvement bien plus importante que son simple confort matériel et financier. Comme toujours, le poète Bradbury illumine son texte par un effet de vitrail qui nous offre de forts jolies images.


Descriptions martiennes

Climat : pluie froide, bourrasques de neige l'hiver, vent
Colonisation
: en cours

Paysage : sable, des mers froides d'un blanc bleuté où les marées de sable tiennent lieu de flux et reflux, collines bleues, grandes plaines sablonneuses
Satellite : une seule lune est évoquée mais non nommée (Phobos ou Deimos, à vous de choisir ;-))
Ville : Tolède-la Neuve. Chalets préfabriqués.


1955 La vitre couleur fraise (The strawberry window) Ray Bradbury (Dans Un remède à la mélancolie, Folio)
(Côte martienne Like a Star @ heaven) (Côte plaisir Côte plaisirCôte plaisir)



Autres nouvelles martiennes (même anecdotiques) dans cette anthologie :

Le cadeau
Ils avaient la peau brune et les yeux dorés

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Commenter cet article

Spooky 02/09/2013 09:56


Ils ont un hôtel trois étoiles à Tolède-la-Neuve ? Ça a l'air sympa...

Erwelyn 06/09/2013 07:12



Pas encore vu que ce n'est que du préfabriqué pour l'instant. Mais ça viendra. ON fera le point dans 10 ans.