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Les enfants de l'histoire (1969) Kurt SteinerQuatrième de couverture
Est-il certain que l'histoire ne se répète pas ? Et si les émeutes de mai-juin 1968 avaient des répercussions cinq siècles plus tard, dans une société de consommation auprès de laquelle la nôtre fait figure de société sous-développée ? Voici l'ascension d'un dictateur au cours des sanglants mois de mai et de juin 2468. Et peut-être en même temps la marche irrésistible d'un espoir de liberté toujours vivant au cœur des hommes ... même mutants.

Kurt Steiner est un grand auteur français que l'on peut aussi reconnaître sous un autre nom de plume : André Ruellan. D'aucun le trouve plus à son aise en fantastique qu'en science-fiction. Je ne peux comparer, c'est le premier roman de l'auteur que je lis.
Le début du roman est franchement bien. C'est rythmé, bien écrit, on a envie d'avancer mais mon attention a fini par être un peu divertie. Il en va sûrement de ma déception par rapport à la place que prend Mars dans le récit (importante) et les descriptions qui lui sont accordées, très succinctes et redondantes.

Pour reprendre une trame un peu plus explicite que la quatrième ci-dessus, nous sommes en 2468. L'humanité s'est majoritairement répartie sur trois planètes : la Terre, Vénus et Mars. L'essentiel de l'équilibre économique vient du commerce qui s'est établi entre ces trois territoires. Pourtant des guerres et des rébellions intestines menacent : entre le Sénat, les hommes naturels, les enfants et les mutants. Chacun ayant à coeur de prendre le pouvoir, certains pour assoir leur suprématie, d'autres pour dénoncer ce qu'il se passe au delà des trois planètes, sur les planètes lointaines. Au milieu de tout ça, on a un mutant qui cherche à faire assassiner un chasseur de mutants. La jolie fille mandatée tombe dans les bras du chasseur. Ce dernier fait son premier impair en ne tuant pas la belle mutante et s'apercevra plus tard que lui aussi est un mutant. Bref une histoire de mutants (générés lors de l'expansion de l'espèce humaine - des humains exposés à des rayonnements pénétrants ont déclenchés ces mutations). Il y a aussi les cerveaux (qu'on devine être des penseurs ou/et des scientifiques), les hommes naturels (mais en quoi les autres seraient artificiels, on ne le sait pas vraiment...), des enfants à la maturité précoce, bref pleins de pistes peu développées. Par contre beaucoup de complots, de conspirations, de traitrises, de retournements de situations mais auxquelles j'ai eu du mal à me raccrocher.
Et Mars dans tout ça ? Le roman se passe au début sur Vénus, puis sur Mars pour finir sur C-122, une planète lointaine. La première et la dernière sont assez richement décrites soit dans leur organisation, soit dans l'architecture des villes, soit dans une multitude de petits détails que nous aimons répertorier ici pour notre planète préférée. Or, Mars, ici, ne bénéficie pas de ce traitement de faveur. C'est d'autant plus frustrant, que la planète est omniprésente tout le long du roman ainsi que ses martiens. Pourtant, l'essentiel de ce qu'il faut retenir, c'est que c'est une planète guerrière, totalitaire, un ersatz de système nazi et l'accent est essentiellement mis là-dessus. Le point positif c'est que Kurt Steiner s'est totalement accaparée la symbolique de Mars, le dieu guerrier. Les descriptions ci-dessous, si elles paraissent néanmoins importantes se situent toutes avant la page 86 ; au delà ce n'est que redondance de l'aspect militaire.

Le roman ayant été écrit en 1969 après les évènements de Mai 68, un lectorat de soixante-huitards reconnaîtra évidemment la transposition des faits dans un futur lointain tel que la quatrième de couverture le stipule. Plus de quarante ans plus tard, il faut vraiment le savoir pour faire le rapprochement. Ceux qui liraient ce livre dans la collection J'ai Lu auront une quatrième de couverture qui ne fait aucunement référence à Mai 68.

Descriptions martiennes

Art : chants militaires
Colonisation : première planète à avoir été colonisée et terraformée grâce aux plantes
Economie : le commerce. La pauvreté est inexistante (voire interdite)
Langage : langage commun à toutes les langues terriennes mais à l'accent dur et nasal
Mars : gravité moindre qui nécessite le port de semelles spéciales.
Martiens : anciens colons terriens. Militaires. Ceux qui ne le sont pas sont néanmoins habillés sobrement et uniformément avec des habits à la coupe militaire quoi qu'il arrive. 
Monnaie : sollar martien (différent du sollar terrien ou vénusien)
Organisations : Armée ; Milice des Volontaires de l'Ordre
Satellite : Phobos éclairant Arèspolis
Système : totalitaire, militaire, tyrannique. Les mutants y sont exterminés.
Ville : capitale : Arèspolis. Une métropole normale avec ses bâtiments (cubiques et gris), ses ruelles, son quartier des bars, ses librairies, ses bibliothèques et ses hôtels (Arès-Hôtel, Argyre-Palace)


1969 Les enfants de l'Histoire Kurt Steiner (Fleuve Noir Anticipation)
(Côte martienne
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