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Thèmes omniprésents dans la science-fiction, la faune et la végétation ne manquent pas d'être évoquées dès lors que l'on découvre un monde inconnu. La flore peut n'être qu'une trace suggérée de vie comme elle peut aussi devenir le sujet principal.
Ainsi, lorsque Mars a commencé à intriguer les astronomes et les écrivains, ces derniers ont laissé leur imaginaire voguer sans aucune limite, du moins tant que les connaissances scientifiques ne permettaient pas encore de restreindre la vie sur la planète.  On trouve de véritables bestiaires, herbiers et trombinoscopes martiens au travers d'un ensemble d'écrits qui ont traversé les temps jusqu'à nous et qu'il est intéressant de redécouvrir pour leur richesse imaginative.

La vie sur Mars - Abbé Th. MoreuxL'abbé Moreux écrit d'ailleurs en 1924 un ouvrage intitulé La vie sur Mars  dans lequel il résume bien ce que les astronomes pensaient à l'époque des possibilités de vie végétale ou animale sur Mars :

"Les fameux canaux ne sont donc en réalité que des vallées dont le fond se couvre de végétation ; les mers, de grandes plaines basses où la vie végétale peut de même se développer sous l'action des rayons solaires. Les vastes étendues rougeâtres ou jaune-ocreux représenteraient de grands plateaux désertiques ou même des sommets montagneux dont les cimes, pénétrant dans une couche d'air trop raréfiée, seraient impropres à entretenir les maigres plantes poussant aux basses altitudes.

De quelle nature est cette végétation ? Ici, notre science positive ne peut que balbutier ; les données nous font défaut. La flore arctique terrestre peut à peine nous en donner une idée. La légèreté de l'air sur Mars, nous l'avons vu, s'oppose à un développement vital de grande amplitude ; d'autre part, le manque d'eau liquide résultant de cette raréfaction, doit obliger les plantes, qui ont continué de vivre sous ce climat désertique, à puiser dans l'humidité de l'air leur eau de constitution  : toutes ces circonstances doivent donc nous inciter à imaginer là-bas une flore rabougrie, formée surtout de plantes inférieures, algues, champignons, mousses et lichens.
Quant à savoir si la vie animale existe encore sur cette terre qui meurt, c'est là un problème tout à fait inaccessible à nos procédés scientifiques. Ce que nous sommes en droit de conclure, cependant, c'est qu'un animal organisé comme nos mammifères terrestres, ne pourrait vivre dans l'air qui entoure la planète Mars ; l'atmosphère n'y saurait comporter qu'une vie animale ralentie. Des êtres comme l'homme n'existent donc pas sur ce sol, où l'oxygène est parcimonieusement départi.
Est-ce à croire que la vie animale n'a pas existé sur Mars dans toute sa splendeur ? Je n'oserais contredire celui qui le soutiendrait, mais à l'heure actuelle, tout ce que nous savons de l'évolution planétaire, ne peut nous autoriser à comparer la vie de Mars à celle de la Terre ; ma conclusion sera donc celle que j'émettais il y a quelques années, après mes premières études attentives de l'intéressante planète. Mars nous présente l'état intermédiaire entre la Terre et la Lune et les phénomènes auxquels nous assistons de loin ne sont probablement que les dernières manifestations d'une vie qui s'éteint. Malgré les rayons d'un Soleil encore prodigue d'effluves bienfaisants, lentement, bien lentement, le temps a fait son oeuvre ; c'est l'anesthésie qui commence, celle qui endort les mondes et les achemine doucement vers la Mort."


Si jusqu'à présent, avec les moyens mis à notre disposition, nous étions certains de l'absence de vies intelligentes, animales ou végétales, la confirmation de la présence d'eau sous forme de glace, pourrait désormais révéler des surprises. Reste qu'aujourd'hui, malgré nos connaissances avancées, les auteurs se permettent encore d'extrapoler une mythologie martienne que de futures explorations humaines pourraient découvrir. La faune, la flore et même des formes de vie intelligente sont donc encore à envisager, sans doute sous forme de fossiles, que des colons archéologues mettraient à jour au hasard de leurs recherches. Misons également que la flore sera aussi issue de notre bonne vieille Terre, amenée délibérément dans une démarche scientifique de terraformation. Mais nous ne pouvons savoir, si cette végétation évoluera normalement ou mutera dans un cycle naturel d'adaptation ; et la question se pose forcément aussi pour nous, les humains, et nos animaux qui pourrions être les "premiers" martiens. Il y a donc encore de quoi enrichir nos paysages martiens.

Un fruit peu comestible dans  Une plante carnovore dans


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Tag(s) : #FAUNE & FLORE MARTIENNES

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